jeudi 25 septembre 2008

LE RETOUR... SUITE ET FIN

Après ces semaines agitées et difficiles, après avoir passé 3 jours dans le camping car au bord du Lot, nous sommes repartis, ce lundi 25 août, en compagnie du Lion, pour effectué le déménagement qui doit avoir lieu demain Personne n'est au courant de notre arrivée pour la bonne raison qu'elle ne veut pas voir "l'autre" et donc, ils se débrouilleront tous les deux.

jeudi 21 août 2008

LE RETOUR....2

Malgré l'orage qui ne cessait pas de gronder sur nos têtes, elle a courageusement entrepris de mettre en oeuvre le déménagement. Elle conservait l'espoir de partir, et sans le soutien de son Lion, je crois qu'elle aurait baissé les bras, car trop c'est trop.
Alors j'ai vu progressivement, des choses disparaître au profit de cartons de plus en plus nombreux. Je ne vous cacherai pas que j'ai eu des moments de grands inquiétudes. Pour moi, un déménagement ne représente absolument rien et voir tout ce remue ménage, ne plus retrouver mes repaires, j'ai parfois été totalement déboussolé. Du reste, je ne la quitte pas d'un pouce ; je sais bien qu'elle ne va pas m'abandonner, mais tout de même.
La maison s'est éclaircie. Mon canapé a disparu et du coup, je retrouve mon coucouche..

LE RETOUR..... UN

Les vacances se sont achevées... après discussion avec notre Lion, il a été choisi une grande maison, entourée d'un jardin ; elle est située dans une rue calme et je crois que nous y serons bien et moi, je vais retrouver les plaisirs du "chasseur de fauves" dans l'herbe du jardin.
Nous sommes donc repartis. Le coeur lourd, mais avec l'espoir que la séparation n'allait pas être longue, que nous allions préparer le déménagement et enfin quitter ici.
C'est ce que je croyais et c'est ce qu'elle espérait... Elle n'avait pas imaginé que cette caution qu'elle allait solliciter ferait se dresser face à elle, un être humain abject, qui lui pourrirait la vie durant presque trois mois, car il aura fallu tout ce temps pour l'espoir de partir d'ici se réalise enfin.
Elle a terriblement souffert durant tout ce temps. Combien de fois l'ai-je entendu pleurer. Même au plus fort je ne l'ai jamais vue ainsi. C'est vrai qu'il y a eu des journées terribles, où la violence était tellement présente, que je me réfugiais sous le bureau, de crainte des représailles.
Finalement, cet être, une véritable ordure, l'a racketteé, en exigeant, moyennant sa caution qu'elle lui verse, le peu d'argent dont elle dispose et qu'elle consacre essentiellement à se soigner, je disais donc, lui a réclamé 10000 euros, ramené après discussion à 30 000.
Mais tout de même, si vous pouviez imaginer ma répulsion, lorsqu'il me touche. Blesser ainsi cette femme que j'adore, qui est mon amour de chien à moi, elle qui a tant et tant souffert ces dernières années, lui faire mal, gratuitement, je trouve cela monstrueux.

mercredi 20 août 2008

ET CA CONTINUE

Les jours passent doucement ; ils sortent, et vont, je pense visiter des logements. Je pense qu'ils ont trouvé ; par contre, et je râle... il fait frais même plus que frais et je n'aime pas ça du tout ; je suis obligé de mettre en boule pour avoir le maximum de chaleur et sortir dehors, l'herbe est mouillée et je déteste... et ... je suis pas au bout de mes peines.
Ils ont visité la région, malgré la pluie. Voyez, il y a même des kangourous... surprenant !!
Le retour approche à grand pas et je suis contrarié, j'aime bien ma nouvelle vie, je me sens bien même si je ne suis pas chez moi, et puis, elle va bien, même si elle semble parfois souffrir et être fatiguée... mais les suites et la remise en forme seront longues, mais je sais qu'elle s'en sortira. Et puis son amoureux est là et je crois que cela l'aide énormément.
Oui, c'est fait. J'ai compris qu'elle avait retenu une villa avec un jardin.. Elle a signé des papiers et elle devra fournir différents documents, dont une caution et là, je crains que les choses ne soient pas simples. Enfin, on verra bien ; je crois qu'elle est gonflée à bloc et bien décidée à se battre ; je sais qu'elle réussira, même si cela doit être difficile.
Le retour approche... encore quelques jours, et nous revenons dans la Drôme. Mais elle va préparer son départ et même si la séparation est dure, les quelques semaines permettront de procéder au déménagement et ensuite... hop !!!! une vie en Lot et Garonne... va débuter.. avec le bonheur à la clé.

lundi 18 août 2008

LA VIE S'ECOULE DOUCEMENT

Après cette première journée, la vie à deux se met lentement en place. Ils parlent beaucoup, et je les sens heureux. Moi, je peux gambader, attaché vous le pensez bien, dans l'herbe et je les observe du coin de l'oeil. Le temps est beau, chaud. J'avais déjà compris qu'elle envisageait de venir s'installer ici, après tout, là-bas, nous n'avons pas d'attache, bien évidemment il y a Dédé.. mais tout de même, il est bien gentil. certes, il est surtout utile pour lui rendre service, parfois lui remonter le moral, mais nous en resterons là, il a tellement de problèmes qu'en réalité il est peu fiable et ne lui est pas d'un grand secours. Alors, pourquoi ne pas venir ici. Le Lion me semble responsable... J'ai oublié de vous dire, il a une grosse voix.. une voix grave bien agréable.... ce Lion me parait fiable et surtout il me donne l'impression de la choyer, de s'en occuper et d'être attentif à elle. Tout ce qui lui manquait. Avec tout cela, je pense qu'elle a raison de vouloir partir ; elle a pris si j'ai bien entendu des rendez-vous pour visiter des logements, elle a passé de nombreux coups de téléphone et je crois qu'ils se sont organisés pour aller les voir. Bien évidemment, et je le comprends, je ne suis pas du voyage. Je suis tellement curieux que je n'aurais de cesse de donner mon avis, en jappant pour être à la hauteur de la discussion. Allez hop ! Nathan, direction la chambre. Je monte comme un seul homme et je bondis sur un des fauteuils, elle m'explique dans son jargon qu'elle ne peut pas me prendre, mais cela je l'avais déjà compris, je sais qu'ils reviendront vite, peut être avec de bonnes nouvelles ; il ne me reste plus qu'à somnoler.. en essayant de ne pas me faire "bouffer" par ces satanés moustiques... Qu'est ce que ce pays où il y a ces espèces de "bzou bzou bzou" qui vous tournent autour des oreilles mais non des fois, voulez vous bien déguerpir et me laisser dormir en paix.

dimanche 17 août 2008

ET LA VIE CONTINUE....

La soirée a été agréable ; j'ai mangé toute ma gamelle et je suis monté... seul... me coucher. Elle est d'abord arrivée, m'a fait deux trois papouilles, et hop, dans son lit... lui, ensuite.. mais là... chut.. je dors et je les laisse à leur bonheur... la nuit sera belle
Moi, j'attends demain et je m'enfonce dans mes rêves où chaque nuit je vais.. il parait aussi que je ronfle, un comble pour un chien, alors ce soir je vais faire un effort... silence et bonne nuit.
Le jour s'est enfin levé, ils paressent au lit, entre rires, baisers ; je les observe du coin de l'oeil et cela m'amuse de la voir ainsi, un homme à ses côtés, mais puisqu'on dit que c'est ainsi l'amour, alors j'accepte.
Enfin, elle se lève ; je l'ai entendu dire qu'elle avait faim et soif. Alors c'est tout. Hop, la voilà près de moi, elle me caresse le dos et je me retourne, comme à la maison, sur le dos, elle peut ainsi me "faire les gigots" (je vous explique, une fois sur le dos, j'étends mes deux pattes arrières et elle me les massent... ce sont mes gigots à moi) Ce matin, cela sera rapide, mais tout de même elle ne m'a pas oublié : allez Nathan, on descend... tu viens... je la suis, descends l'escalier et attend qu'elle me mette la laisse pour sortir, gambader dans l'herbe et faire mes besoins.
Cela me prend bien cinq bonnes minutes, du reste autant en profiter mais elle s'impatiente, je crois qu'elle a faim.
Dans la cuisine, le grand Lion s'est activé, le p'tit déj est préparé. Deux ou trois baisers, et les voilà à table, leur premier petit déj ensemble. Moi, elle m'a déposé sur une chaise, de ce fait, je vois tout et surtout j'aurai droit à un bout de pain... confituré.... Miam....Miam

samedi 16 août 2008

JOURS PAISIBLES A ST MEDARD

....Voilà, nous sommes installés. La maison est grande. La chambre se trouve au 1er étage. Et !! me voilà sacré champion de la grimpette ; vous vous rappelez combien j'ai toujours eu des difficultés pour monter les trois marches à l'ancienne maison, vous savez aussi que dès qu'il y a un escalier, je suis terrorisé, et ! ici, je suis super, je grimpe allègrement la dizaine de marches et j'arrive dans une vaste pièce qui semble être une chambre : 2 lits, un grand et un petit et 2 fauteuils anciens, recouverts de tissus ; j'observe et je peux vous dire que tout cela me semble bien. Ils ont monté les bagages. Et fait le "grand lit" que dois-je en penser ? Peut être par soucis d'économie de lavage...ils préfèrent n'utiliser qu'un lit ??? Peut-être est ce aussi cela l'amour : dormir l'un contre l'autre. Alors c'est bien ainsi. Elle n'a pas oublié "mes doudous" elle les a installés sur le tapis. Je préfère sauter sur le fauteuil et là encore, je deviens véritablement quelqu'un de bien. A la maison, grimper sur le canapé pose problème et je dois m'aider d'un tabouret, ici, à même hauteur, je m'élance et me voilà confortablement installé, je domine la situation et selon que je choisisses l'un ou l'autre des fauteuils, j'ai un oeil sur ce qui se passe : je vois tout, j'entends tout. Monter est aujourd'hui un jeu d'enfant pour moi, et je ne vous parle pas de la descente, je suis en pleine compét...Je maitrise cela parfaitement et je deviens ainsi autonome, selon mon humeur, je monte me réfugier dans mon antre, au premier étage.

vendredi 15 août 2008

MA PETITE CHERIE

Des roses juste pour elle qui aime tant les fleurs.
Ce Lion est vraiment adorable et je souhaite qu'il l'aime très très fort car je crois qu'elle le mérite et qu'elle a très très envie d'être aimée.

BONJOUR ST MEDARD

Encore quelques tournicotis, la voiture blanche ralentit, s'arrête, vient parlementer et repart... nous entrons dans un minuscule village, sur la place une imposante église et un panneau "gîte rural" les deux voitures franchissent le portail en pierre et s'immobilisent.
Personne. Nos deux tourteaux sortent, et se dirigent vers l'une des deux maisons... moi, bien évidemment, je suis "oublié" dans la voiture. Les voilà qui reviennent, accompagnés d'un couple et ils se dirigent vers l'autre maison.
Celle là, va être notre "résidence" durant une quinzaine de jours.
La voiture est déchargée, moi j'ai ma laisse et folâtre dans l'herbe avant d'être fixé à un crochet, afin que je ne disparaisse pas, car il faut bien le reconnaître, obéir et écouter ne sont pas mon fort et je comprends bien qu'elle puisse se faire du souci si je m'échappais.
Je crois que l'installation est terminée. J'ai eu ma gamelle d'eau. Et ils sont venus s'asseoir dans les fauteuils, sur l"herbe. Ils ne se quittent pas, et je te serre, je t'embrasse, je ris quand c'est pas lui qui la touche, c'est elle. Bien, Nathan, il va falloir t'y faire. Ce n'est que le début. Et puis, ce n'est pas désagréable.
Le temps a passé. Nous n'avons pas mangé, il faudrait peut être y songer ???? Ils vont grignoter, et ce soir, le repas sera meilleur. Je sais que tout à l'heure, mon repas sera servi, elle l'a préparé ce matin, avant de partir et il est au réfrigérateur.
Alors le temps s'écoule, doucement, entre rires, baisers, câlins, sous un chaud soleil. Elle ne semble pas trop fatiguée malgré le voyage. Tout me semble calme et je commence à apprécier ce nouveau compagnon, qui m'octroie quelques caresses. Et j'aime.

mercredi 13 août 2008

EN ROUTE POUR LES VACANCES....

Bon, voilà, je me suis allégé, on peut repartir. Mais non, les voilà dans les bras l'un de l'autre, et ça recommence... je vous le dis, être amoureux est parfois pénible, surtout pour moi.
Ouf, il s'éloigne et se dirige vers une voiture blanche. Je suis remonté dans la voiture et elle s'est installée au volant... allez, c'est le grand départ, la découverte du Lot et Garonne et enfin des vacances. Si ma mémoire est bonne, je crois que nous n'avons jamais pris de vacances et aujourd'hui cela me parait une grande aventure.
La voiture blanche roule doucement et nous sommes derrière. Il semblerait que le gîte retenu soit à quelques kilomètres de la sortie d'autoroute.... Je regarde par la vitre, la campagne me semble jolie, beaucoup de verdure et des fleurs. Nous longeons un moment un grand ruban, qui semble se déplacer : tu vois Nathan.... c'est la Garonne... une belle et large rivière.
Bien, je dirais que cela ne me passionne pas, mais cela justifie le nom de notre futur lieu de résidence, car si j'ai bien compris, nous devrions venir nous installer ici. Mais attendons la suite, je demande à voir et surtout il va falloir que je m'habitue à la présence du Lion....
Encore quelques kilomètres, et je sais que nous allons tourner. La voiture emprunte une jolie route, toujours précédée de la voiture blanche ; la route tourne à gauche, à droite, et je manque de stabilité et je suis moi aussi ballotté.

samedi 9 août 2008

MAIS C'EST QUOI CES AMOUREUX !!!!

Et, bé, et moi, on m'oublie, j'ai beau m'agiter derrière les vitres, rien n'y fait. Et je te serre, et je t'embrasse, et te rembrasse, et te resserre, je te regarde, je te touche... Bon sang... je sens que je m'énerve... si c'est çà un Lion, et le Lot et Garonne, allez vite, faisons demi-tour et rentrons à la maison. Ca papote, ça rit et ils semblent heureux de se découvrir mais je ressens qu'il y a beaucoup de timidité, de crainte et d'interrogations. Je comprends, ils ne sont plus tout jeunes, et ce sentiment qu'ils semblent partager est tellement surprenant. Je crois, dans ma petite tête, qu'il n'y a pas d'âge pour être amoureux et je suis heureux pour elle, elle en a tellement besoin.
Alors, je patiente.... mais tout de même.
Oh, ils se séparent, se regardent, je n'entends pas ce qu'ils se disent, je les vois simplement se diriger vers la voiture ; je ne sais pas ce qu'il a lui comme automobile ; elle ouvre la porte, me met la laisse et je dégringole au sol... "Bonjour, Nathan" et bé, voilà un lion qui parle, il ne manquait plus que cela... je frétille.. je tente une approche... il semble pacifique... une main s'abat sur mon dos, et me fait deux ou trois caresses... Bon, c'est agréable... Mais attendez un peu, je vais soulager ma vessie et ensuite, nous pourrons repartir...

vendredi 8 août 2008

DES KMS ET ENCORE DES KMS !!!!

Bon sang, nous avons repris la route et encore des kms des kms, cela ne va donc pas cesser ? Je commence en avoir sérieusement marre...et plus le temps passe, plus je m'inquiète "qu'allons-nous trouver à l'arrivée ???? "
Elle a passé plusieurs coups de téléphone. Vraisemblablement, à ce Lion. Il semble attentif et attentionné, car à ses réponses, je vois qu'elle le rassure. Tout va bien ! Faut le dire vite. Je supporte de moins en moins, j'ai l'impression que nous roulons depuis des heures.
Toulouse, Montauban.. Bordeaux. Ça y est. Nous sommes dans le Sud-Ouest... et bientôt dans le Lot et Garonne. Je sais qu'il ne nous reste plus qu'une heure trente de route et nous allons débarquer à Agen.... à moi les pruneaux... j'arrive.
Oh catastrophe, soudainement, la voiture ralentit ? Que se passe-t-il donc ??? J'émerge de dessous ses pieds... la campagne me semble jolie, verte, le ciel est bleu mais où allons nous, serions nous arrivés ? Non, elle vient de se garer sur une aire de stationnement. Ouf, je peux me dégourdir les pelotes, pour l'urgence, l'herbe ne me parait pas accueillante et je tourne, retourne, renifle.. pour finalement, lever la patte contre le pneu ? Suis malin, ne croyez vous pas ?
Je remonte dans le voiture. Elle se change, elle met un peu de couleur sur ses joues... elle porte sa perruque à la place de la casquette. Elle devient plus jolie. J'aime bien quand elle prend soin d'elle.
Et hop... nous reprenons l'autoroute. Valence d'Agen.... encore quelques petits kms, elle vient de confirmer son arrivée.... et nouvelle bifurcation, mais c'est la sortie.. paiement, la barrière se soulève et nous sommes en Lot et Garonne.... au bout du parking, sous les arbres... j'aperçois un grand corps, près d'une voiture. Voici le Lion.
Elle sourit. Descend de la voiture et et happée par deux grands bras et une silhouette qui me parait démesurée et serrée contre ce Lion... elle semble bien.
Moi, je suis resté dans la voiture. Je suis perplexe. Quel va être notre avenir....Mais chut.. laissons les se découvrir et voyons ce que sera la suite.

lundi 4 août 2008

A NOUS 2.....J'ARRIVE...SUS AU LION !!!!

L'autoroute, je sens les accélérations. J'ignore combien de temps nous allons rouler mais je n'ai pas de raison de me faire du souci.
Les kilomètres défilent : Nime, Montpellier, Béziers... tiens nous voilà chez elle, serions-nous déjà arrivés ?????? Non, la voiture semble avoir quitté l'autoroute... elle roule plus lentement. Faut que j'aille voir. Et, hop, j'escalade le levier de vitesse, grimpe sur le siège du passager, me dresse sur mes jarrets, et regarde le paysage au travers de la vitre...
C'est bien ce que je pensais. Nous allons faire une pause... pipi pour moi, mais je ne suis pas certain d'y arriver dans un environnement hostile.. et pause p'tit dej pour elle.
Ca y est. Nous somme dehors. Le parking est envahi par les voitures, les cars.. et j'oublie mes besoins, trop de monde tue mes envies...
Elle pénétre dans la cafétaria.. Bon sang !! que de bruit, on ne s'entend plus tant il y a de monde. Elle se glisse tant bien que mal vers la rampe où se tiennent les croissants, vite un plateau, un croissant et on lui sert un café crème, fait par une machine. Moi à ses pieds, je m'entortille dans ma laisse et me fais bousculer par les uns et les autres.

dimanche 3 août 2008

A NOUS 2, LE LOT ET GARONNE !!!!

Cette fois, c'est pour de bon. La voiture roule en direction de l'autoroute. La radio est allumée et une musique douce emplit l'habitacle.
Quant à moi, à ma bonne habitude, je vais, je viens, j'escalade un sac, une valise. En voiture, foi de Nathan, je suis insupportable... sage sous une certaine forme, mais j'ai beaucoup de mal à trouver un coin où je pourrais somnoler, mais non, il faut que je m'agite, que je tourne et retourne
Ma place favori : sous ses pieds, contre les pédales... Je vous attends dire "c'est pas sérieux de le laisser là" oui je vous comprends, mais sous pieds, et elle me repousse contre le siège et me dit "pousse toi, allez pousse toi" et je me cale contre le siège et là je ne vois rien, car je crois qu'en réalité, je ne supporte pas le paysage qui défile.

samedi 2 août 2008

ATTENTION... ATTACHEZ VOS CEINTURES !

Elle vient de descendre, je pense que c'est la dernière fois. Il restait encore quelques bricoles à déposer dans la voiture, dont mon casse-croute, surtout pas l'oublier. Je suis tout de même perplexe, car je n'ai toujours pas mon harnais ? Partirait-elle sans moi ? Impossible.
En proie à mes angoisses, je m'en oublie contre un des cartons !!!! oh là là... je vais me faire eng... mais comment lui expliquer ce que j'éprouve.. chut... silence, arrête mon coeur de battre la chamade, je crois que la voiture est là, en bas des marches, j'ai entendu le garage se refermer.
Je ne tiens plus. La porte s'ouvre, et je me précipite, j'espère qu'elle ne va pas voir ma sottise.....
Elle va dans le bureau, en ferme la porte ; puis elle allume le plafonnier, car elle vient de fermer le volet de la cuisine et nous sommes dans le noir.
je ne la quitte pas et soudain... elle agite la laisse et le harnais... je tourne comme une toupie, partagé entre la joie de partir, et par jeu, en principe, je me refuse à mettre mon harnais, cela est humiliant mais comme je n'obéis pas, que je n'entends jamais ses ordres, je comprends bien qu'elle doive me tenir en laisse..
Elle tente de me passer la tête dans le harnais et je m'éloigne... "Arrête, tourne-toi" "je te laisse ici" si tu continues.
Je comprends vite qu'il ne s'agit pas d'un jeu, et j'accepte, offrant ma tête et mes pattes pour que ce maudit harnais puisse être passé.
Ouf, elle y est arrivée. Elle m'attrape sous le bras. Ouvre la porte.... Oui la voiture est bien là. La clé tourne dans la serrure... Elle descend, ouvre la portière et me glisse à l'arrière... La voilà aussitôt installée à l'avant.... le moteur démarre et nous commençons à rouler.

ET HOP....CA ROULE

jeudi 31 juillet 2008

7 H NOUS VOILA SUR LE PONT

Ce matin, réveil un peu plus tôt que les autres jours. J'ai eu droit, comme à l'accoutumé, à ma séance de massage, le dos, la nuque, les "gigots" et (comme on dit la-bas) oui, j'ai des gigots. Cela va de ma hanche à la pointe de mes griffes... plus particulièrement la partie interne, la peau est rosée, tendre et j'adore lorsque elle me masse cette partie là.
En même temps, je lui lèche avec tendresse l'autre main, tout y passe, le dessus, le dessous, les doigts, je ne laisse rien au hasard et si elle baisse son crâne...deux ou trois coups de langue pour lui dire... allez courage, même ton crâne d'oeuf... j'adore. Je pense qu'elle ne m'en voudra pas de me moquer ainsi, mais je sais aussi qu'elle pense qu'elle est un "oeuf".
Donc ce matin, le rituel a été accompli. Et j'ai filé sur la terrasse pour soulager ma vessie. Bien évidemment, elle est toujours derrière moi, pour nettoyer, arroser, mais cela lui évite de sortir sans cesse, car je crains qu'avec l'âge... j'ai moi aussi "la prostate" et je n'arrête pas de lâcher trois gouttes, juste pour le plaisir, ou pour montrer que je suis un "homme" un vrai.

mardi 29 juillet 2008

LE JOUR ....J.... EST ENFIN ARRIVE

Depuis hier soir les valises ont disparu de la chambre ; je ne sais pas combien de voyages elle a effectué entre l'appart et le garage : et je te monte à vide et je te redescend à plein... et je l'entends souffler comme un boeuf ; la "povre" elle fait beaucoup d'effort ; je pense qu'elle devrait se ménager. Pendant ce temps, le téléphone n'a pas cessé de sonner.... je crois bien que c'est toujours ce Lion qui semble très très impatient de la découvrir ; il l'attendra à une sortie d'autoroute et là, ils rejoindront le gite qu'elle a réservé. Moi je suis perplexe ! A quel monstre allons nous avoir à faire ????

lundi 28 juillet 2008

ENFIN LE DEPART....

J'avais bien perçu que nous allions partir à la conquête du Pays Gascon et de leur drôle d'accent. Je vous donne un exemple et vous comprendrez mieux. Tout d'abord, ils ne savent pas parler sans rouler les rrrrrrr : ils ressemblent à ces vieux, aux fins fonds de la Lozère ou de l'Aveyron... ces bergers qui préparent le fromage pour faire l'alligot. Ensuite, ils rajoutent des "e" partout ; nous on dit F un peu aspiré, et bien non, eux ils disent FEEE et on ne sait plus où l'on en est.
Et puis le plus rigolo, ils prononcent toutes les lettres, ils disent "moins" comme s'il y avait dix S au bout, année, ils disent "an née comme si c'était séparé ou bien qu'il y avait un m intercalé.
Bref, je vais devoir m'adapter pour comprendre l'essentiel surtout pour ne pas me laisser piéger en ne comprenant pas bien ce nouveau charabia
Ceci dit, elle a sorti les valises : la grande noire, dont on ne sert plus, et la petite rouge, la parisienne.
Elle cogite toute la journée. Que mettre ? Qu'emporter ? Du pratique car c'est le printemps mais tout de même. Alors fait, défait, tente de combiner les ensembles, pour ne pas trop emmener de vêtements.
Pour moi, c'est beaucoup plus simple : mon harnais et peut-être un morceau de tissu sur lequel je dors habituellement, mon doudou à moi.
Mais je lui fais confiance, tout ira bien et à nous les grands frissons de l'aventure.

dimanche 27 juillet 2008

LOT ET GARONNE.....NOUS VOILA

Bravo, bravo, mais c'est qu'elle est douée... mon amour, après avoir placé Roche Colombe, voilà t'y pas qu'elle me place une carte de ce foutu coin.
Cela ne me déplait pas trop. Je dirais même que cela devrait me changer d'une région où je n'ai pas de trop bons souvenirs.
Allez, je suis prêt pour le grand saut dans l'inconnu... Je lui fais confiance, car ce qui est bon pour elle... sera également bon pour moi.

samedi 26 juillet 2008

ROCHE COLOMBE... ENFIN

Je crois qu'elle a enfin réussi, à afficher "Roche Colombe" symbole de la Drôme. Ce n'est pas trop net, car qu'il s'agit d'une carte postale ; une telle photo n'est pas possible, au pied de Roche Colombe, il n'y a que des prés.
Bravo... Je crois qu'elle ne se débrouille pas trop mal.
J'ajoute simplement
Ca y est : c'est tout bon et je crois que d'ici deux trois jours, et hop... nous partons à l'aventure !!!

jeudi 24 juillet 2008

1er VOYAGE EN GASCOGNE

Puisque nous voilà provisoirement débarrassés des voyages parisiens, j'ai vite compris qu'elle avait des projets.
Je sais aussi que "le Lion" n'est pas totalement étranger à nos projets de départ.
Je crois que chaque jour un sentiment amoureux s'est noué entre ces deux là : qu'il a beaucoup parlé, de sa vie, de ses manques, de ses attentes ; elle a avoué sa maladie, et je crois qu'il a accepté qu'elle soit différente.
Pour cela, je commence à l'apprécier car s'il l'avait rejetée, il n'aurait pas eu la noblesse de coeur du Lion, le roi de la jungle et je me serai méfié et j'aurai tout fait pour la décourager.
Mais bon, à ses intonations, j'ai compris que lui aussi avait quelques sentiments pour elle et cela m'a rassuré. C'est un senior, passionné de voiture et qui vit au pays des tomates... oui bien évidemment, après les pruneaux d'Agen, nous aurons les tomates de Marmande ; elles sont extrêmement réputées et super bonnes et comme moi, j'aime tout, fruits, légumes, fromages etc.. en salade.... miam miam, je fais déjà des lichouilles pour montrer mon assentiment.
J'ai tenté, surtout la nuit où les bavardages durent longtemps de comprendre ce qui se tramait. Et ne crois pas me tromper, en disant qu'il y a un projet de voyage et au delà, une installation définitive dans cette région.
Ben, voilà, je ne m'étais pas trompé. "Petit mais une cervelle grosse "comme ça "
Elle a passé plusieurs coups de fil, sûrement en Gascogne, afin de trouver un hébergement pour un semaine ou plus.
Je vous le dis, elle ne s'est pas occupée encore de la valise, mais je crois que c'est tout bon, je vais enfin pouvoir me confronter avec ce Lion, et je peux vous assurer que j'affûte mes armes et mes jarrets en frétillent déjà en imaginant quelle trempe je vais lui mettre.
Du reste, un seul aboiement de ma part... et je terrorise le quartier.... bien caché derrière les jambes de ma maîtresse !!!! et oui, on est téméraire ou l'on ne l'est pas.

lundi 21 juillet 2008

LA GASCOGNE... NOUS VOILA

Après les dernière péripéties parisienne, nous voilà prêts pour un nouveau départ, vers une nouvelle vie... Je ne suis pas inquiet, car je sais que je ferai parti du voyage, même si "ce Lion" m'importune car je m'aperçois qu'elle lui consacre beaucoup de temps chaque jour et très souvent la nuit. Tout de même, il pourrait penser que je veux dormir tranquillement et qu'elle a besoin de repos. Mais rien n'y fait. Elle persiste et semble apprécier ces longs temps de bavardages.

vendredi 18 juillet 2008

RENOUVEAU...

Notre vie va donc se réorganiser et nous voilà débarassés de ces voyages à Paris. Je ne m'en plains pas au contraire

jeudi 17 juillet 2008

COUCOU....

J'étais content pour elle ; enfin, pouvoir vivre presque normalement, j'imagine ce qu'elle pouvait ressentir à ces moments là, l'imaginer un seul instant délivrée de ce fardeau mortel mensuel...elle se sentait soudainement plus légère. La vie était belle, encore plus belle.
Les appels téléphoniques continuaient à un rythme quotidien. Elle passait de longues heures, et oui des heures... allongée sur le canapé ou la nuit dans son lit... au téléphone.
Je l'entendais souvent rire, mais aussi parler de choses sérieuses sur la vie, la relation amoureuse etc. J'en étais sûr : l'intrus au téléphone était un homme.
Un homme qui semblait prendre de plus en plus une place importante dans sa vie.
Et moi, dans tout ça. Cela m'inquiétait de plus en plus. Allait-elle m'abandonner au profit d'un "Lion" mais oui, d'un lion !!!! Lorsque le téléphone sonnait, elle se mettait à rire et disait "bonjour mon Lion"
Mon inquiétude devenait grandissante. Je tentais de réfléchir, avec mes petits moyens mais tout de même.
Je ne voyais pas de trop grands changements dans son comportement journalier. Lorsqu'elle me quittait, elle m'expliqait où elle allait et pour quelles raisons je ne pouvais pas l'accompagner "maman va faire malade" "maman va faire de l'alimentaire"
Mais pourquoi me parler petit nègre, je peux très bien comprendre que lorsqu'elle va à la clinique, je suis interdit ainsi que dans les hypermarchés.. Question d'hygiène, parait-il ?
Je veux bien y croire. Tout en restant sceptique, car parfois je croise dans la rue, des personnages beaucoup plus repoussants que moi et qui ne répondent certainement pas aux critères d'hygiène imposés dans ces lieux publics.
Ceci dit, il n'en demeure pas moins que ce Lion me devient chaque jour un peu plus désagréable et le temps qu'elle lui consacre, c'est du temps en moins qu'elle me donne au travers des papouilles.... j'adore les papouilles... si vous saviez comme elle est douée !!!

mardi 15 juillet 2008

AH QUE COUCOU ....

Je crois que j'ai dormi longtemps. Je vais devoir m'éclaircir les idées avant de reprendre mon bavardage. Je ne sais plus où j'en suis. Patience... ma cervelle travaille parfois rapidement, même si elle est différente de la vôtre... et je peux en quelques secondes retrouver le fil de mon, de notre histoire

lundi 14 juillet 2008

UN DIMANCHE.... SUITE

Après cet ultime voyage à Paris, elle est revenue entre deux trains voir son deuxième oncologue. Au fil des mois passés, et étant très proche d'une amie, malade comme elle, également en rémission, elle a rencontré une femme médecin oncologue, qui a une approche totalement différente de son oncologue actuel. Je reconnais que ce dernier, me l'a sauvée. Brièvement, non traitée ici, dans la Drôme, la maladie s'est vite installée de façon dramatique ; un concours de circonstances lui a permis d'atterrir à Paris, dans une clinique privée, où son oncologue actuel exercait. Il me l'a rendue à la vie. Si je ne regrette pas nos déplacements parisiens, malgré les difficultés, c'est qu'ils m'ont permis, aujourd'hui, de raconter notre vie. Au fil des mois, je crois qu'elle sentait qu'elle n'avait plus besoin de traitements aussi lourds. Ne trouvant pas de réponses auprès de son médecin traitant, elle a pris contact avec cette femme oncologue.
Dès le premier rendez-vous, les choses ont été claires : elle a demandé toute une série d'examens pour confirmer le petscan et a supprimé toute chimio orale, n'en voyant pas la nécessité et estimant que trois longues années, avec le même protocole, étaient largement suffisantes, son corps était à bout : il se dégradait progressivement et si l'on persistait dans les traitements, il finirait par ne plus les supporter et alors sa vie serait à nouveau en danger. Les résultats des examens sont venus confirmer le bon résultat du petscan. Youpi.... hourrah !!!! nous allions pouvoir enfin vivre normalement
Toutes ces émotions m'ont fatigué ! Alors.... je suis crevé... je vais profiter qu'elle se repose sur le canapé, pour la rejoindre et dormir le restant de l'après-midi. Je vous raconte la suite bientôt .....

UN DIMANCHE....

Avec ce fameux sésame "de vie" en poche, nous sommes retournés une dernière fois à Paris. Je la sentais décidée à ne plus accepter de traitement. Dans sa tête, je savais qu'elle pensait que depuis un an, la maladie avait régressé. Je savais aussi, que "le mystérieux" appel journalier avait un effet plus que bénéfique sur elle. Je savais qu'elle n'était plus seule. Je ne comprenais pas ce qui se passait, mais je savais qu'elle faisait des projets et que cette fois, nous allions véritablement changer de vie et peut être enfin être heureux. La visite chez son oncologue a été rude. Bien décidé à ne plus accepter provisoirement de chimio, elle a réussi à négocier un traitement alternatif à la maison. Deux poisons à continuer durant des mois. Pour la forme elle a joué le jeu, celui d'être libérée des chimios ambulatoires, tout en conservant un suivi rigoureux car avec cette foutue maladie, rien n'est jamais gagné et la bataille continue. Mais elle avait en elle la volonté et le désir de vivre et pour cela, l'énergie déployée n'avait d'égal que son envie de vivre. Je l'ai souvent entendu dire "le cancer est un message d'amour pour transformer ma vie" "je transforme ma vie" Cette formule brutale, j'en conviens, lui sied parfaitement. Je crois que depuis ces années, quatre en réalité, je ne l'ai jamais vue aussi sereine, aussi apaisée, la tête fourmillant de projet et peut être, avec à la clé, une belle histoire d'amour... Mais chut !!!! J'extrapole. Peut être pas car je sens que dans ces fameuses conversations, des messages de tendresse, d'amour sont apparus.
Je suis seul, à avoir peut être trouvé son secret mais si c'est un secret, je l'aurai vécu avec elle et j'en suis heureux, elle mérite bien enfin de vivre un peu de bonheur.

LE TEMPS QUI PASSE

Vous avez vu.... J'ai réussi à lui piquer une photo et à vous la montrer. Elle ne voulait pas. Mais tout de même, voilà trois ans qu'elle supporte cela et je l'admire beaucoup, car ce n'est pas simple. Je crois que lorsque le médecin lui a annoncé qu'elle allait perdre ses cheveux.. elle était plus choquée par la lourdeur des traitements, les méfaits ravageurs des chimios, que par la perte de ses cheveux. Je savais qu'elle était plus que coquette, et qu'elle adorait porter des chapeaux, des foulards et que être chauve ne serait pas un réel problème pour elle.

ET LA VIE CONTINUE.....

Soudainement, la vie a pris une tournure différente... Avec en poche, le précieux petscan, l'avenir est apparu plein de promesses. Je la retrouvais bien là. Battante, avide de vivre toutes les choses que la vie allait lui permettre.
En même temps, les appels mystérieux s'étaient accélérés... Plusieurs fois par jour mais surtout, de longues heures, la nuit, dans le secret de son lit. Bof... et moi, durant ce temps... pas moyen de dormir sereinement... Elle parle beaucoup... elle s'est confiée, elle a raconté son vécu, elle a avoué ses blessures, et de sa maladie.... des dégradations subies, de la perte de ses cheveux. Vous savez qu'elle est fort belle, mon petit oeuf... comme je l'appelle dans mon coeur... et puis j'aime, lorsque le matin elle me masse le dos, pour la remercier, je suis toujours alors dans mon coucouche, je lui fais deux ou trois lichouilles sur son crâne, cela l'a fait rire et elle "râle" pour le principe... je dois être vigilant... elle est si fragile et je dois maintenir les microbes loin d'elle mais après tout... je suis bien portant, petit mais je fais le "maximum.

dimanche 13 juillet 2008

UNE VIE MEILLEURE !

Nous avons continué nos voyages vers Paris...Elle avait passé un petscan, vous savez c'est examen bizarre qui dure des heures. On vous rentre dans un tube... et vous êtes découpé en tranches.. enfin c'est une image.. par un gros oeil qui se promène sur votre corps. Pas douloureux. Un peu angoissant. Surtout que va-t-il découvrir ce monstre. Dans son cas : bravo !!!! tout est clean, sauf peut être ces foutues métastases osseuses qui la font trop souvent souffrir.

samedi 12 juillet 2008

LES PRUNEAUX... OUI MAIS !!!!

Une photo vous expliquera mieux où je dors la nuit. C'est bien moi, en train de dormir... lorsque je fais mes nuits à côté de son lit Je suis toujours de plus en plus perplexe car les appels sont devenus plus nombreux et surtout plus longs. A notre retour de Paris, en février, le téléphone qui restait le plus souvent silencieux, s'est mis à sonner n'importe quand. Elle semblait contente et j'avais l'impression qu'il s'agissait toujours du même mystérieux correspondant. Puis progressivement, ce "mystérieux" est venu partager nos soirées... Je m'explique. Comme elle était très fatiguée, après chaque chimio, elle avait l'habitude de se coucher aux alentours de 20 h. Moi, je filais immédiatement dans mon coucouche. Je disais donc, elle se couchait tôt, avec une tasse de café, du moins quelque chose qui y ressemble. Lorsqu'elle avait un peu de courage, elle lisait mais moi j'avais déjà plongé dans mes rêves. Alors, les appels sont arrivés le soir. La lampe était éteinte ; nous étions dans le noir. Progressivement, les appels ont duré. Elle semblait parler d'elle, son interlocuteur lui portant un intérêt certain. Je la sentais détendue, heureuse de ces appels. Insensiblement, j'ai ressenti qu'il se passait des choses, que la relation avec ce mystérieux interlocuteurs devenait plus tendre, plus personnelle.

jeudi 10 juillet 2008

LES PRUNEAUX...MIAM !! MIAM !!

Et oui, ce jour là, j'ai pressenti un soudain changement dans notre vie. Je la sentais dubitative, interrogative. Quel était donc ce mystère qui semblait tout d'un coup prendre de la place dans notre vie. Je m'interrogeais ? Allait-elle m'abandonner ? Et au profit de qui ? Pourtant rien ne semblait changer.

mardi 8 juillet 2008

MYSTERE, MYSTERIEUX !!!!!

Et, oui, je peux commencer à vous en parler même si je dois rester prudent et être attentif.
Pourquoi devrions-nous aller vivre en Lot et Garonne ?? pays du pruneau, parait-il, vous savez cette espèce de truc noir, mou et sucré... j'adore et dès qu'elle en mange, je suis en quête du partage car c'est véritablement très très bon, et bien voilà... Mais je m'égare. Revenons à nos moutons, plutôt à nos "futurs" pruneaux !!!!! Il Il y a quelques mois, plus précisément, en février, je crois, nous étions en chimio à Paris, lorsqu'elle a reçu un mystérieux appel téléphonique. Elle a longuement bavardé. J'ai tout de suite ressenti que c'était différent. J'avais l'habitude des appels téléphoniques. C'étaient souvent ses amies. Elles venaient lui demander comment elle allait, comment s'était déroulé son voyage, si elle était fatiguée.etc
Et puis des papotages et repapotages entre filles ; moi pendant cela, je dors d'un oeil, j'entends sans entendre car rien ne semble venir troubler notre quotidien. Parfois, elle rit. Quand elle rit, je sais que cela va mieux, qu'elle a oublié un instants la souffrance et qu'elle redevient comment avant, avant cette horrible maladie. Cet après-midi là, elle se reposait allongée sur le lit ; j'avais atterri à ses côtés, et sommenolait quand soudain, son portable a sonné. "Bonjour" "oui, tout à fait et vous qui êtes vous ? " Et les questions se sont enchainées avec des réponses qui m'intriguaient. Nous n'étions plus dans le même registre que les autres fois et il me semblait qu'elle connaissait pas ou mal l'inconnu ou inconnue qui était à l'autre bout du fil. La conversation s'est encore prolongée encore un certain temps. Puis elle a raccroché. Je l'ai sentie perplexe, étonnée !! Quel était donc ce mystérieux correspondant ?

dimanche 6 juillet 2008

PARESSEUX !!! MOI..... JAMAIS

Coucou, me revoilà. Je suis devenu soudainement flemmard parce que nous avons eu un temps très chaud et comme je la voyais souffrir de la chaleur, je me traînais sur le sol comme un "malheureux" et lui dire, à ma manière, que c'était dur, dur !!! Et puis, elle avait eu ses résultats d'analyse et elle avait expliqué à ses amies, que ce n'était pas bon et qu'elle était très très anémiée ; aussitôt je me suis inquiété... les oreilles en quête d'autres informations ; elle a passé alors plus de temps sur le canapé et moi, blotti contre elle... chouette comme je suis bien quand je me serre contre elle, même si elle me tient chaud. Malgré sa fatigue, nous sommes repartis à Paris, voir ses deux oncologues : celui à fond pour les médicaments, malgré tout et l'autre, qui surveille attentivement son état, mais lui a supprimé tout. Et je trouve qu'elle va beaucoup mieux, malgré son anémie, mais surtout qu'elle encore plus la pêche qu'avant. Ainsi, progressivement son état va s'améliorer et bientôt nous serons prêts pour le grand départ !!!!! Je reviendrai vous en parler

vendredi 20 juin 2008

VERS UNE NOUVELLE VIE !

Nous avons continué longtemps nos voyages... je savais qu'elle n'en pouvait plus surtout la semaine suivant la chimio ; je crois que c'était pour elle un véritable cauchemar : son organisme mal mené , les traitements ne faisant pas de différentes entre le mal et le bien, cette semaine était effroyable : elle ne mangeait pratiquement plus en raison des aphtes et autres désagréments..les douleurs étaient amplifiées et la fatigue immense. Pourtant, je l'ai toujours vu se tenir debout malgré tout et avancer pour ne pas tomber. Elle recevait de nombreux appels de ses amies, qui même éloignées, restaient bien présentes. Moi, j'observais... pris entre une trouille pas possible qu'elle me quitte ou soit hospitalisée et l'espoir que chaque traitement était un petit pas vers un mieux. Mais tout cela restait bien lourd à porter et je sentais bien qu'elle se battait du mieux possible pour donner le change.

mercredi 18 juin 2008

MARIE.... suite

Je ne fais que parler de moi, tout en parlant d'elle : je vais vous la présenter. Elle est seule depuis de nombreuses années, dans une grande maison dans la Drôme, qui ne lui appartenait pas, au milieu d'un grand terrain, loin de tout, dans le silence, le calme et la douceur. Je crois qu'elle ne s'ennuyait jamais, je l'ai toujours vu occupée, passionnée par la spiritualité, la philosophie, l'astrologie etc.. je n'y comprends pas grand chose mais parfois, la maison sent rudement bon... l'encens et j'aime. Et puis, soudainement, il y a quatre ans... l'ouragan qui vient tout balayer, tout détruire.. une erreur de diagnostic et la voilà atteinte d'un cancer du sein très avancé. Tout notre fragile équilibre a été brutalement détruit ; atteinte dans sa chair, seule, elle a encaissé, avec beaucoup de courage cette annonce et puis elle m'a dit "Nathan, des yorks vivent jusqu'à 16 ans... tu vas avoir dix ans... alors on en prend pour six années et nous allons nous battre". A ma bonne habitude, je n'ai absolument rien compris ; j'ai simplement agité mes oreilles comme je sais si bien le faire lorsque nous "discutons" et j'ai pensé ok. Notre vie alors été rythmé, par la souffrance, les douleurs, les peurs ; je l'ai toujours vu relever la tête, même au plus fort des situations ; elle n'a jamais baissé les bras avec cette rage de vouloir vivre encore et encore. Elle a alors profondément changé, malgré les redoutables effets de la chimio, elle a pris la vie à bras le corps, et chaque jour devint une fête, elle était attentive aux petites joies, parfois insignifiantes pour les autres, mais qui pour elle avaient une toute autre valeur, lorsqu'on sait, que la mort devient votre amie au quotidien et qu'elle n'a de cesse à nous pousser dans nos derniers retranchements. Un moment, j'ai eu très très peur qu'elle ne me quitte. Mal soignée, ici dans la Drôme, une chance in extrémis s'est présentée au travers d'un oncologue parisien, qui l'a prise en charge, me l'a tirée d'affaire et lui a permis, aujourd'hui de tourner la page et d'en ouvrir une autre, plein d'espoir, de rêves. Nous avons, durant trois longues années, pris chaque mois, le TGV... quelle horreur ce train... il me fait peur, terriblement peur ; et puis je dois me cacher une partie du voyage car les chiens sont admis difficilement moyennant un billet.. et chut... ne dites rien.. elle n'a jamais pris ce fameux billet. Je l'ai vu souffrir durant ces voyages, portant sa valise, moi, car étant haut comme trois pommes, je peux vous dire, que manger la poussière, cela me perturbe mais surtout, je suis bousculé, piétiné, écrasé par les uns et les autres avec leurs fameuses valises à roulettes.. Bref, ces voyages ont été un cauchemar pour nous deux. Nous logions à l'hôtel. Là, j'ai toujours été bien accueilli, en dehors des femmes de chambres, qui sont de couleur et qui ont "peur" de moi... Je trouve cela plutôt rigolo, comment 2200 g de poils pourraient bien avaler une belle et plantureuse africaine. Chaque matin, elle me laissait durant quatre heures, le temps de sa chimio. J'attendais silencieusement sur le lit. Elle revenait en fin de matinée, toute pâle, très très fatiguée. Et je me désolais de la voir ainsi. Pourvu qu'elle tienne le coup. Allongée sur le lit, je venais me blottir contre elle, ma tête appuyé sur le sein malade ; avec mes petits moyens et tout mon amour pour elle, j'essayais de lui donner un peu d'énergie. La dernière matinée, elle avait refait la valise, tout était en ordre ; je savais qu'à son retour, un taxi nous conduirait à la gare et nous retrouverions notre maison....

lundi 16 juin 2008

MARIE

"Petite Marie"... c'est l'amour de ma vie... je ne la quitte pratiquement jamais : je suis au pied de son ordinateur, lové dans un carton d'endives dans lequel elle a fait un coucouche moelleux mais attention, je ne possède pas qu'un coucouche, dans la pièce à vivre, une autre caisse de tomates cette fois, mais je préfère le canapé. Mais je suis flemmard... il me faut un tabouret pour grimper sur ce canapé, car je suis du "type" courage... fuyons. Mais le meilleur... dans sa chambre, à coté de son lit... je suis interdit de lit, et je le comprends car je traîne partout et elle est si fragile... je suis autorisé, seulement car j'ai la trouille, lors des orages car je tremble comme les feuilles au vent d'automne.... elle m'a même un jour, en son absence, retrouvé, caché au fond du placard à provisions... Vous imaginez, quelle trouille j'ai pu avoir.. Je disais... le pied... sur la descente de lit, elle a placé les meilleures couvertures, un vieil oreiller en plume et voilà le paradis sur terre, chaque nuit. Je ronfle, parait-il ? mais ce dont je suis certain, je rêve et cours à la recherches de mon os...

NATHAN

Je m'appelle Nathan... je suis un York, follement attaché à ma maîtresse dont je partage la vie depuis douze ans. Je sais qu'elle a décidé de tourner une page de sa vie et je suis là pour en écrire une nouvelle en sa compagnie