samedi 12 juillet 2008

LES PRUNEAUX... OUI MAIS !!!!

Une photo vous expliquera mieux où je dors la nuit. C'est bien moi, en train de dormir... lorsque je fais mes nuits à côté de son lit Je suis toujours de plus en plus perplexe car les appels sont devenus plus nombreux et surtout plus longs. A notre retour de Paris, en février, le téléphone qui restait le plus souvent silencieux, s'est mis à sonner n'importe quand. Elle semblait contente et j'avais l'impression qu'il s'agissait toujours du même mystérieux correspondant. Puis progressivement, ce "mystérieux" est venu partager nos soirées... Je m'explique. Comme elle était très fatiguée, après chaque chimio, elle avait l'habitude de se coucher aux alentours de 20 h. Moi, je filais immédiatement dans mon coucouche. Je disais donc, elle se couchait tôt, avec une tasse de café, du moins quelque chose qui y ressemble. Lorsqu'elle avait un peu de courage, elle lisait mais moi j'avais déjà plongé dans mes rêves. Alors, les appels sont arrivés le soir. La lampe était éteinte ; nous étions dans le noir. Progressivement, les appels ont duré. Elle semblait parler d'elle, son interlocuteur lui portant un intérêt certain. Je la sentais détendue, heureuse de ces appels. Insensiblement, j'ai ressenti qu'il se passait des choses, que la relation avec ce mystérieux interlocuteurs devenait plus tendre, plus personnelle.

Aucun commentaire: