jeudi 21 août 2008

LE RETOUR....2

Malgré l'orage qui ne cessait pas de gronder sur nos têtes, elle a courageusement entrepris de mettre en oeuvre le déménagement. Elle conservait l'espoir de partir, et sans le soutien de son Lion, je crois qu'elle aurait baissé les bras, car trop c'est trop.
Alors j'ai vu progressivement, des choses disparaître au profit de cartons de plus en plus nombreux. Je ne vous cacherai pas que j'ai eu des moments de grands inquiétudes. Pour moi, un déménagement ne représente absolument rien et voir tout ce remue ménage, ne plus retrouver mes repaires, j'ai parfois été totalement déboussolé. Du reste, je ne la quitte pas d'un pouce ; je sais bien qu'elle ne va pas m'abandonner, mais tout de même.
La maison s'est éclaircie. Mon canapé a disparu et du coup, je retrouve mon coucouche..

LE RETOUR..... UN

Les vacances se sont achevées... après discussion avec notre Lion, il a été choisi une grande maison, entourée d'un jardin ; elle est située dans une rue calme et je crois que nous y serons bien et moi, je vais retrouver les plaisirs du "chasseur de fauves" dans l'herbe du jardin.
Nous sommes donc repartis. Le coeur lourd, mais avec l'espoir que la séparation n'allait pas être longue, que nous allions préparer le déménagement et enfin quitter ici.
C'est ce que je croyais et c'est ce qu'elle espérait... Elle n'avait pas imaginé que cette caution qu'elle allait solliciter ferait se dresser face à elle, un être humain abject, qui lui pourrirait la vie durant presque trois mois, car il aura fallu tout ce temps pour l'espoir de partir d'ici se réalise enfin.
Elle a terriblement souffert durant tout ce temps. Combien de fois l'ai-je entendu pleurer. Même au plus fort je ne l'ai jamais vue ainsi. C'est vrai qu'il y a eu des journées terribles, où la violence était tellement présente, que je me réfugiais sous le bureau, de crainte des représailles.
Finalement, cet être, une véritable ordure, l'a racketteé, en exigeant, moyennant sa caution qu'elle lui verse, le peu d'argent dont elle dispose et qu'elle consacre essentiellement à se soigner, je disais donc, lui a réclamé 10000 euros, ramené après discussion à 30 000.
Mais tout de même, si vous pouviez imaginer ma répulsion, lorsqu'il me touche. Blesser ainsi cette femme que j'adore, qui est mon amour de chien à moi, elle qui a tant et tant souffert ces dernières années, lui faire mal, gratuitement, je trouve cela monstrueux.

mercredi 20 août 2008

ET CA CONTINUE

Les jours passent doucement ; ils sortent, et vont, je pense visiter des logements. Je pense qu'ils ont trouvé ; par contre, et je râle... il fait frais même plus que frais et je n'aime pas ça du tout ; je suis obligé de mettre en boule pour avoir le maximum de chaleur et sortir dehors, l'herbe est mouillée et je déteste... et ... je suis pas au bout de mes peines.
Ils ont visité la région, malgré la pluie. Voyez, il y a même des kangourous... surprenant !!
Le retour approche à grand pas et je suis contrarié, j'aime bien ma nouvelle vie, je me sens bien même si je ne suis pas chez moi, et puis, elle va bien, même si elle semble parfois souffrir et être fatiguée... mais les suites et la remise en forme seront longues, mais je sais qu'elle s'en sortira. Et puis son amoureux est là et je crois que cela l'aide énormément.
Oui, c'est fait. J'ai compris qu'elle avait retenu une villa avec un jardin.. Elle a signé des papiers et elle devra fournir différents documents, dont une caution et là, je crains que les choses ne soient pas simples. Enfin, on verra bien ; je crois qu'elle est gonflée à bloc et bien décidée à se battre ; je sais qu'elle réussira, même si cela doit être difficile.
Le retour approche... encore quelques jours, et nous revenons dans la Drôme. Mais elle va préparer son départ et même si la séparation est dure, les quelques semaines permettront de procéder au déménagement et ensuite... hop !!!! une vie en Lot et Garonne... va débuter.. avec le bonheur à la clé.

lundi 18 août 2008

LA VIE S'ECOULE DOUCEMENT

Après cette première journée, la vie à deux se met lentement en place. Ils parlent beaucoup, et je les sens heureux. Moi, je peux gambader, attaché vous le pensez bien, dans l'herbe et je les observe du coin de l'oeil. Le temps est beau, chaud. J'avais déjà compris qu'elle envisageait de venir s'installer ici, après tout, là-bas, nous n'avons pas d'attache, bien évidemment il y a Dédé.. mais tout de même, il est bien gentil. certes, il est surtout utile pour lui rendre service, parfois lui remonter le moral, mais nous en resterons là, il a tellement de problèmes qu'en réalité il est peu fiable et ne lui est pas d'un grand secours. Alors, pourquoi ne pas venir ici. Le Lion me semble responsable... J'ai oublié de vous dire, il a une grosse voix.. une voix grave bien agréable.... ce Lion me parait fiable et surtout il me donne l'impression de la choyer, de s'en occuper et d'être attentif à elle. Tout ce qui lui manquait. Avec tout cela, je pense qu'elle a raison de vouloir partir ; elle a pris si j'ai bien entendu des rendez-vous pour visiter des logements, elle a passé de nombreux coups de téléphone et je crois qu'ils se sont organisés pour aller les voir. Bien évidemment, et je le comprends, je ne suis pas du voyage. Je suis tellement curieux que je n'aurais de cesse de donner mon avis, en jappant pour être à la hauteur de la discussion. Allez hop ! Nathan, direction la chambre. Je monte comme un seul homme et je bondis sur un des fauteuils, elle m'explique dans son jargon qu'elle ne peut pas me prendre, mais cela je l'avais déjà compris, je sais qu'ils reviendront vite, peut être avec de bonnes nouvelles ; il ne me reste plus qu'à somnoler.. en essayant de ne pas me faire "bouffer" par ces satanés moustiques... Qu'est ce que ce pays où il y a ces espèces de "bzou bzou bzou" qui vous tournent autour des oreilles mais non des fois, voulez vous bien déguerpir et me laisser dormir en paix.

dimanche 17 août 2008

ET LA VIE CONTINUE....

La soirée a été agréable ; j'ai mangé toute ma gamelle et je suis monté... seul... me coucher. Elle est d'abord arrivée, m'a fait deux trois papouilles, et hop, dans son lit... lui, ensuite.. mais là... chut.. je dors et je les laisse à leur bonheur... la nuit sera belle
Moi, j'attends demain et je m'enfonce dans mes rêves où chaque nuit je vais.. il parait aussi que je ronfle, un comble pour un chien, alors ce soir je vais faire un effort... silence et bonne nuit.
Le jour s'est enfin levé, ils paressent au lit, entre rires, baisers ; je les observe du coin de l'oeil et cela m'amuse de la voir ainsi, un homme à ses côtés, mais puisqu'on dit que c'est ainsi l'amour, alors j'accepte.
Enfin, elle se lève ; je l'ai entendu dire qu'elle avait faim et soif. Alors c'est tout. Hop, la voilà près de moi, elle me caresse le dos et je me retourne, comme à la maison, sur le dos, elle peut ainsi me "faire les gigots" (je vous explique, une fois sur le dos, j'étends mes deux pattes arrières et elle me les massent... ce sont mes gigots à moi) Ce matin, cela sera rapide, mais tout de même elle ne m'a pas oublié : allez Nathan, on descend... tu viens... je la suis, descends l'escalier et attend qu'elle me mette la laisse pour sortir, gambader dans l'herbe et faire mes besoins.
Cela me prend bien cinq bonnes minutes, du reste autant en profiter mais elle s'impatiente, je crois qu'elle a faim.
Dans la cuisine, le grand Lion s'est activé, le p'tit déj est préparé. Deux ou trois baisers, et les voilà à table, leur premier petit déj ensemble. Moi, elle m'a déposé sur une chaise, de ce fait, je vois tout et surtout j'aurai droit à un bout de pain... confituré.... Miam....Miam

samedi 16 août 2008

JOURS PAISIBLES A ST MEDARD

....Voilà, nous sommes installés. La maison est grande. La chambre se trouve au 1er étage. Et !! me voilà sacré champion de la grimpette ; vous vous rappelez combien j'ai toujours eu des difficultés pour monter les trois marches à l'ancienne maison, vous savez aussi que dès qu'il y a un escalier, je suis terrorisé, et ! ici, je suis super, je grimpe allègrement la dizaine de marches et j'arrive dans une vaste pièce qui semble être une chambre : 2 lits, un grand et un petit et 2 fauteuils anciens, recouverts de tissus ; j'observe et je peux vous dire que tout cela me semble bien. Ils ont monté les bagages. Et fait le "grand lit" que dois-je en penser ? Peut être par soucis d'économie de lavage...ils préfèrent n'utiliser qu'un lit ??? Peut-être est ce aussi cela l'amour : dormir l'un contre l'autre. Alors c'est bien ainsi. Elle n'a pas oublié "mes doudous" elle les a installés sur le tapis. Je préfère sauter sur le fauteuil et là encore, je deviens véritablement quelqu'un de bien. A la maison, grimper sur le canapé pose problème et je dois m'aider d'un tabouret, ici, à même hauteur, je m'élance et me voilà confortablement installé, je domine la situation et selon que je choisisses l'un ou l'autre des fauteuils, j'ai un oeil sur ce qui se passe : je vois tout, j'entends tout. Monter est aujourd'hui un jeu d'enfant pour moi, et je ne vous parle pas de la descente, je suis en pleine compét...Je maitrise cela parfaitement et je deviens ainsi autonome, selon mon humeur, je monte me réfugier dans mon antre, au premier étage.

vendredi 15 août 2008

MA PETITE CHERIE

Des roses juste pour elle qui aime tant les fleurs.
Ce Lion est vraiment adorable et je souhaite qu'il l'aime très très fort car je crois qu'elle le mérite et qu'elle a très très envie d'être aimée.

BONJOUR ST MEDARD

Encore quelques tournicotis, la voiture blanche ralentit, s'arrête, vient parlementer et repart... nous entrons dans un minuscule village, sur la place une imposante église et un panneau "gîte rural" les deux voitures franchissent le portail en pierre et s'immobilisent.
Personne. Nos deux tourteaux sortent, et se dirigent vers l'une des deux maisons... moi, bien évidemment, je suis "oublié" dans la voiture. Les voilà qui reviennent, accompagnés d'un couple et ils se dirigent vers l'autre maison.
Celle là, va être notre "résidence" durant une quinzaine de jours.
La voiture est déchargée, moi j'ai ma laisse et folâtre dans l'herbe avant d'être fixé à un crochet, afin que je ne disparaisse pas, car il faut bien le reconnaître, obéir et écouter ne sont pas mon fort et je comprends bien qu'elle puisse se faire du souci si je m'échappais.
Je crois que l'installation est terminée. J'ai eu ma gamelle d'eau. Et ils sont venus s'asseoir dans les fauteuils, sur l"herbe. Ils ne se quittent pas, et je te serre, je t'embrasse, je ris quand c'est pas lui qui la touche, c'est elle. Bien, Nathan, il va falloir t'y faire. Ce n'est que le début. Et puis, ce n'est pas désagréable.
Le temps a passé. Nous n'avons pas mangé, il faudrait peut être y songer ???? Ils vont grignoter, et ce soir, le repas sera meilleur. Je sais que tout à l'heure, mon repas sera servi, elle l'a préparé ce matin, avant de partir et il est au réfrigérateur.
Alors le temps s'écoule, doucement, entre rires, baisers, câlins, sous un chaud soleil. Elle ne semble pas trop fatiguée malgré le voyage. Tout me semble calme et je commence à apprécier ce nouveau compagnon, qui m'octroie quelques caresses. Et j'aime.

mercredi 13 août 2008

EN ROUTE POUR LES VACANCES....

Bon, voilà, je me suis allégé, on peut repartir. Mais non, les voilà dans les bras l'un de l'autre, et ça recommence... je vous le dis, être amoureux est parfois pénible, surtout pour moi.
Ouf, il s'éloigne et se dirige vers une voiture blanche. Je suis remonté dans la voiture et elle s'est installée au volant... allez, c'est le grand départ, la découverte du Lot et Garonne et enfin des vacances. Si ma mémoire est bonne, je crois que nous n'avons jamais pris de vacances et aujourd'hui cela me parait une grande aventure.
La voiture blanche roule doucement et nous sommes derrière. Il semblerait que le gîte retenu soit à quelques kilomètres de la sortie d'autoroute.... Je regarde par la vitre, la campagne me semble jolie, beaucoup de verdure et des fleurs. Nous longeons un moment un grand ruban, qui semble se déplacer : tu vois Nathan.... c'est la Garonne... une belle et large rivière.
Bien, je dirais que cela ne me passionne pas, mais cela justifie le nom de notre futur lieu de résidence, car si j'ai bien compris, nous devrions venir nous installer ici. Mais attendons la suite, je demande à voir et surtout il va falloir que je m'habitue à la présence du Lion....
Encore quelques kilomètres, et je sais que nous allons tourner. La voiture emprunte une jolie route, toujours précédée de la voiture blanche ; la route tourne à gauche, à droite, et je manque de stabilité et je suis moi aussi ballotté.

samedi 9 août 2008

MAIS C'EST QUOI CES AMOUREUX !!!!

Et, bé, et moi, on m'oublie, j'ai beau m'agiter derrière les vitres, rien n'y fait. Et je te serre, et je t'embrasse, et te rembrasse, et te resserre, je te regarde, je te touche... Bon sang... je sens que je m'énerve... si c'est çà un Lion, et le Lot et Garonne, allez vite, faisons demi-tour et rentrons à la maison. Ca papote, ça rit et ils semblent heureux de se découvrir mais je ressens qu'il y a beaucoup de timidité, de crainte et d'interrogations. Je comprends, ils ne sont plus tout jeunes, et ce sentiment qu'ils semblent partager est tellement surprenant. Je crois, dans ma petite tête, qu'il n'y a pas d'âge pour être amoureux et je suis heureux pour elle, elle en a tellement besoin.
Alors, je patiente.... mais tout de même.
Oh, ils se séparent, se regardent, je n'entends pas ce qu'ils se disent, je les vois simplement se diriger vers la voiture ; je ne sais pas ce qu'il a lui comme automobile ; elle ouvre la porte, me met la laisse et je dégringole au sol... "Bonjour, Nathan" et bé, voilà un lion qui parle, il ne manquait plus que cela... je frétille.. je tente une approche... il semble pacifique... une main s'abat sur mon dos, et me fait deux ou trois caresses... Bon, c'est agréable... Mais attendez un peu, je vais soulager ma vessie et ensuite, nous pourrons repartir...

vendredi 8 août 2008

DES KMS ET ENCORE DES KMS !!!!

Bon sang, nous avons repris la route et encore des kms des kms, cela ne va donc pas cesser ? Je commence en avoir sérieusement marre...et plus le temps passe, plus je m'inquiète "qu'allons-nous trouver à l'arrivée ???? "
Elle a passé plusieurs coups de téléphone. Vraisemblablement, à ce Lion. Il semble attentif et attentionné, car à ses réponses, je vois qu'elle le rassure. Tout va bien ! Faut le dire vite. Je supporte de moins en moins, j'ai l'impression que nous roulons depuis des heures.
Toulouse, Montauban.. Bordeaux. Ça y est. Nous sommes dans le Sud-Ouest... et bientôt dans le Lot et Garonne. Je sais qu'il ne nous reste plus qu'une heure trente de route et nous allons débarquer à Agen.... à moi les pruneaux... j'arrive.
Oh catastrophe, soudainement, la voiture ralentit ? Que se passe-t-il donc ??? J'émerge de dessous ses pieds... la campagne me semble jolie, verte, le ciel est bleu mais où allons nous, serions nous arrivés ? Non, elle vient de se garer sur une aire de stationnement. Ouf, je peux me dégourdir les pelotes, pour l'urgence, l'herbe ne me parait pas accueillante et je tourne, retourne, renifle.. pour finalement, lever la patte contre le pneu ? Suis malin, ne croyez vous pas ?
Je remonte dans le voiture. Elle se change, elle met un peu de couleur sur ses joues... elle porte sa perruque à la place de la casquette. Elle devient plus jolie. J'aime bien quand elle prend soin d'elle.
Et hop... nous reprenons l'autoroute. Valence d'Agen.... encore quelques petits kms, elle vient de confirmer son arrivée.... et nouvelle bifurcation, mais c'est la sortie.. paiement, la barrière se soulève et nous sommes en Lot et Garonne.... au bout du parking, sous les arbres... j'aperçois un grand corps, près d'une voiture. Voici le Lion.
Elle sourit. Descend de la voiture et et happée par deux grands bras et une silhouette qui me parait démesurée et serrée contre ce Lion... elle semble bien.
Moi, je suis resté dans la voiture. Je suis perplexe. Quel va être notre avenir....Mais chut.. laissons les se découvrir et voyons ce que sera la suite.

lundi 4 août 2008

A NOUS 2.....J'ARRIVE...SUS AU LION !!!!

L'autoroute, je sens les accélérations. J'ignore combien de temps nous allons rouler mais je n'ai pas de raison de me faire du souci.
Les kilomètres défilent : Nime, Montpellier, Béziers... tiens nous voilà chez elle, serions-nous déjà arrivés ?????? Non, la voiture semble avoir quitté l'autoroute... elle roule plus lentement. Faut que j'aille voir. Et, hop, j'escalade le levier de vitesse, grimpe sur le siège du passager, me dresse sur mes jarrets, et regarde le paysage au travers de la vitre...
C'est bien ce que je pensais. Nous allons faire une pause... pipi pour moi, mais je ne suis pas certain d'y arriver dans un environnement hostile.. et pause p'tit dej pour elle.
Ca y est. Nous somme dehors. Le parking est envahi par les voitures, les cars.. et j'oublie mes besoins, trop de monde tue mes envies...
Elle pénétre dans la cafétaria.. Bon sang !! que de bruit, on ne s'entend plus tant il y a de monde. Elle se glisse tant bien que mal vers la rampe où se tiennent les croissants, vite un plateau, un croissant et on lui sert un café crème, fait par une machine. Moi à ses pieds, je m'entortille dans ma laisse et me fais bousculer par les uns et les autres.

dimanche 3 août 2008

A NOUS 2, LE LOT ET GARONNE !!!!

Cette fois, c'est pour de bon. La voiture roule en direction de l'autoroute. La radio est allumée et une musique douce emplit l'habitacle.
Quant à moi, à ma bonne habitude, je vais, je viens, j'escalade un sac, une valise. En voiture, foi de Nathan, je suis insupportable... sage sous une certaine forme, mais j'ai beaucoup de mal à trouver un coin où je pourrais somnoler, mais non, il faut que je m'agite, que je tourne et retourne
Ma place favori : sous ses pieds, contre les pédales... Je vous attends dire "c'est pas sérieux de le laisser là" oui je vous comprends, mais sous pieds, et elle me repousse contre le siège et me dit "pousse toi, allez pousse toi" et je me cale contre le siège et là je ne vois rien, car je crois qu'en réalité, je ne supporte pas le paysage qui défile.

samedi 2 août 2008

ATTENTION... ATTACHEZ VOS CEINTURES !

Elle vient de descendre, je pense que c'est la dernière fois. Il restait encore quelques bricoles à déposer dans la voiture, dont mon casse-croute, surtout pas l'oublier. Je suis tout de même perplexe, car je n'ai toujours pas mon harnais ? Partirait-elle sans moi ? Impossible.
En proie à mes angoisses, je m'en oublie contre un des cartons !!!! oh là là... je vais me faire eng... mais comment lui expliquer ce que j'éprouve.. chut... silence, arrête mon coeur de battre la chamade, je crois que la voiture est là, en bas des marches, j'ai entendu le garage se refermer.
Je ne tiens plus. La porte s'ouvre, et je me précipite, j'espère qu'elle ne va pas voir ma sottise.....
Elle va dans le bureau, en ferme la porte ; puis elle allume le plafonnier, car elle vient de fermer le volet de la cuisine et nous sommes dans le noir.
je ne la quitte pas et soudain... elle agite la laisse et le harnais... je tourne comme une toupie, partagé entre la joie de partir, et par jeu, en principe, je me refuse à mettre mon harnais, cela est humiliant mais comme je n'obéis pas, que je n'entends jamais ses ordres, je comprends bien qu'elle doive me tenir en laisse..
Elle tente de me passer la tête dans le harnais et je m'éloigne... "Arrête, tourne-toi" "je te laisse ici" si tu continues.
Je comprends vite qu'il ne s'agit pas d'un jeu, et j'accepte, offrant ma tête et mes pattes pour que ce maudit harnais puisse être passé.
Ouf, elle y est arrivée. Elle m'attrape sous le bras. Ouvre la porte.... Oui la voiture est bien là. La clé tourne dans la serrure... Elle descend, ouvre la portière et me glisse à l'arrière... La voilà aussitôt installée à l'avant.... le moteur démarre et nous commençons à rouler.

ET HOP....CA ROULE